La longueur de la jupe est-une solution pour lutter contre les grossesses en milieu scolaire?

La longueur de la jupe est-une solution pour lutter contre les grossesses en milieu scolaire?

Campagnes de sensibilisation, distribution de condons, formations sur la santé sexuelle reproductive sont en autres les armes que le gouvernement a utilisé ces dernières années pour lutter contre les grossesses en milieu scolaire.

Crédit photo : campagne de sensibilisation contre les grossesses en milieu scolaire

Ce fléau sévit depuis des années dans nos collèges et lycées. Ces grossesses mettent la vie des jeunes filles en danger. Les grossesses en milieu scolaire ont des conséquences sur la santé des adolescentes. Elles ont également un impact négatif sur la vie sociale.

Las de tous ces efforts sans grands résultats , une nouvelle règle vient de faire son entrée dans le règlement intérieur de certains établissements scolaires. La longueur des jupes serait un moyen efficace pour éviter les grossesses en milieu scolaire.

Des jupes allant jusqu’au niveau des chevilles.

Le réglement intérieur des établissements secondaires stipule ceci: ” Pour les filles, un chemisier à manche courte, col chemisier (en tissu coton), Il est recommandé d’avoir au moins deux (2) chemisiers. Une jupe bleu- marine en tissu ou coton, de longueur normale (à mi-jambe) juste en dessous des genoux”

Par contre, le nouveau règlement intérieur en vigueur dans certains établissements scolaires dit ceci: “ la longueur normale de la jupe va jusqu’à la cheville.

Cacher certaines parties de son corps serait une bonne stratégie pour éloigner les regards prédateurs. C’est dans cette idée que cette décision a été acceuillie.

Les parents sont un peu plus rassurés et adherent sans rechigner à cette idée.

Mais est-ce vraiment la solution adéquate ? La longueur d’un vêtement peut-il empêcher ces jeunes filles de “se faire avoir” ?

La position des ivoiriens est mitigée. La majorité n’a pas accueilli de manière favorable cette nouvelle règle.

Cette nouvelle réforme ne changera rien. Car en dehors de l’école, les jeunes filles portent ce qu’elles veulent. Il faut changer l’intérieur avant de vouloir changer l’extérieur. Les prédateurs sexuels ne reculent devant rien pour assouvir leurs idées tordues. De ce fait ce n’est sûrement pas la longueur d’une tenue qui va changer quelques choses.

Affirmation d’un internaute

Les ivoiriens souhaitent que les mesures plus concrètes soient prises pour lutter contre ce fléau. Ils suggèrent que la loi soit appliquée sans état d’âme aux adultes auteurs de grossesses juvéniles. Le nouveau code pénal ivoirien qualifie de viol toute relation sexuelle d’un adlute avec un.e mineur.e . Cette loi doit s’appliquer systématiquement aux adultes auteurs de grossesses des collègiennes et lycéennes.

Quant au gouvernement et les organisations de la société civile, ils doivent continuer les campagnes de sensibilisation. La répétition est pédagogique dit-on.

Les parents doivent s’impliquer dans l’éducation sexuelle des adolescents ( filles et garçons). La question de sexualité ne doit plus être un sujet tabou.

Le phénomène des grossesses précoces doit être éradiqué. Car les grossesses précoces constituent un frein à l’autonomisation de la femme.

Société